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Construction de mon canot en bois - FIN (Article 7)

jeudi 3 octobre 2013, par grand-Pierre

Suite et... Fin !
La construction achevée, la mise à l’eau s’est déroulée sans problème à Orléans (Festival de Loire 2013 avec la batellerie historique de la Loire) dans le voisinage immédiat de deux-cent vingt embarcations anciennes.

Crédit image : Reilhan Nathalie - Garde Gérard - Mornet Monette

Dans le puissant courant de LoireÇa y est enfin ! Après un passage chez le ferronnier pour recevoir une barre d’inox sur toute la longueur de la quille (4x1 cm) Le canot, mis à l’eau en Loire, a vogué sur seize kilomètres en démontrant toutes ses qualités nautiques sur ce fleuve difficile.

Le seul problème vint de la remorque, un peu inadaptée au poids du canot (plus de deux-cent kilos) et il fut impossible d’effectuer la mise à l’eau sans une aide musclée pour le soulever.

Ce problème a été résolu depuis par l’achat d’une autre remorque, à timon basculant et d’une catégorie supérieure en portance et en nombre de rouleaux et de diabolos. Le fournisseur, à Toulaud en Ardèche (lien ici) a procédé à tous les réglages et la mise à l’eau peut dorénavant s’effectuer par une seule personne (ce qui est quand même déconseillé en principe).

Ci-dessous, le canot sur sa nouvelle remorque

(Si vous connaissez quelqu’un intéressé par une remorque :
http://www.deltanautic.fr/106-standard-470m.html
Vous pouvez me contacter par ce blog car je revends celle que j’avais acquis en premier).

Voici à présent les dernières photos du canot :

Sortie assez sportive de l’atelier situé en montagne (Cévennes) !

Le retournement

Charriage à la brouette chenillée

Le public est là !

Vue de dessus

Un virage serré

Enfin la route !

Vitesse limitée à un nœud

Dans l’atelier de monsieur Diserens (Ferronnier à Peyregrosse)

Après un long voyage, le canot arrive au Festival de Loire à Orléans sous une pluie fine

La main d’œuvre au travail

Ci-dessous : L’instant magique de la mise à l’eau !

A l’amarrage coincé par les ancêtres...

Ça navigue comme un destroyer à l’attaque !

Sur cette image, mon canot part pour une randonnée aquatique jusqu’à notre terrain de camping en bord de Loire situé à 8 km en amont d’Orléans.

Sur la Loire, un fleuve sauvage et beau qu’il faut apprendre à lire entre les remous pour ne pas s’échouer sur les bancs de sable ou taper dans le bois flottant entre deux eaux.

Un passager de marque (Garanti provenance Bretagne)

Et pour la beauté des images, quelques vues du Festival de Loire d’Orléans en septembre 2013 (650 000 visiteurs en cinq jours et deux millions de budget pour la ville).

La foule sur le vieux port d’Orléans

Voiles au vent, les anciens bateaux de Loire revivent le temps du festival

Voiliers à quai

La vie sur le quai

L’essentiel est chargé à bord

Une marinière souriante

On s’y croirait

Participation des gondoliers vénitiens

Participation du Languedoc-Roussillon (Pays Viganais) La Barque de Poste 1818 (site ici : http://barquedeposte.org/)

Livraison de fromage

Une démonstration difficile (avec le fort courant) : Le train de bateaux remontant la Loire à la voile

Une créature vénitienne

Et comme tout à une fin... Le retour

Marseillan en 2015

à Marseillan-2015

Articles précédents =
Art. 1 -
Art. 2 -
Art. 3 -
Art. 4 -
Art. 6 -


Pour conclure cette saga de la construction de mon canot en bois un brin de poésie n’était pas superflu...
Il me fallait, après ces heures nombreuses passées au travail dans mon atelier en pleine forêt, heures quelquefois heureuses et quelquefois ingrates, revenir vers l’essentiel : Le grand plaisir de mettre son ouvrage à l’eau, un miracle qui perdure pour les humbles charpentiers, depuis des millénaires...

Mon beau bateau


Comme Robinson sur son île de vie

J’ai construit mon canot d’espérance

Loin de tout rivage, en verte sylvie

Loin des absurdes pertinences


Un assemblage méticuleux de bois

Et difficile suffisamment pourquoi

Il faut passer du temps sur l’ouvrage

Avant que d’en avoir usage…


Rangés herminettes et rabots

Je contemple enfin mon canot

Épuisé par ce long labeur

Et sa mise à l’eau tout à l’heure


Je n’aurais toutefois imposé d’abattage

Qu’à bois de robinier et de mélèze

Qui, passés de l’ombrage au flottage

Ont perdu la vie pour mon aise


Un bateau qui s’éloigne de terre

Sur les eaux douces compatissantes

Parti voguer, ritournelle épatante

Au calme apaisant de la rivière


Glissement sur la surface fluide

Au tempo balancé de ma pagaie

Griffures au front de ce liquide

Rides légères, sitôt à l’imparfait


Vers l’aval les blanches aigrettes

Sentinelles postées immobiles

Borneront, fragiles estafettes

Cette allée majestueuse et tranquille


Enfin longeant la rive infiniment

Ayant largué quelques amarres

Sur ma barque je prendrais mon temps

La main doucement posée sur la barre

Grand-Pierre (14/08/2013)