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Le piège des élections municipales

samedi 21 mars 2020, par grand-Pierre

Un tour pour rien ?

La décision de maintenir la tenue des élections municipales malgré l’épidémie galopante qui sévit en France et dans le monde, bien qu’elle participe d’une volonté démocratique et républicaine, a plus contribué à embrouiller les choses qu’à les éclaircir politiquement parlant.

Tout chef d’état ne devrait pas ignorer que les municipales se jouent parfois en deux tours. Et lorsque ce deuxième tour ne peux avoir lieu pour cause de confinement généralisé il aurait été cohérent de ne pas se lancer dans le premier !

Le comité scientifique, s’il est compétent en matière d’épidémie, ne l’est probablement pas en stratégie et en gouvernance politique et notre président l’a peut-être beaucoup trop écouté…

Faute donc de deuxième tour, les élus du premier ne seront intronisés qu’en mai et cela au mieux. On demandera donc aux élus du précédent mandat de faire un peu de rab. Les arguments étant l’inexpérience politique des nouvelles listes et paradoxalement, le risque que leurs élus prendraient en se réunissant. Bon.
Mais alors les anciens élus eux n’en prendraient pas ? L’ancienneté d’un exécutif faisant fonction de vaccin ? Il serait seulement question pour eux de gérer les affaires courantes en attendant. Mais en ce moment les affaires courantes risquent fort de se révéler très prégnantes pour eux.

Autre chose : On nous dit que 30 000 communes ont vu une liste élue au premier tour. Soit. Mais cela avec une abstention record due à la sainte frousse des électeurs de se rendre dans un bureau de vote. Sainte frousse d’ailleurs parfaitement justifiée après que j’ai vu la foule des électeurs agglutinée au bureau n° 1 du Vigan en attendant impatiemment le décompte centralisé des voix.

Dans ces conditions, les battus qui l’ont été avec une faible marge sont en droit de contester le résultat et de remettre en cause la tenue de ces municipales, ceci malgré une épidémie centennale. Il y a là un gisement considérable de contestations et de recours. Nous n’en avons donc pas fini avec cet imbroglio et bien que les circonstances actuelles voudraient que l’on mette de côté toute polémique pour faire face à la crise sanitaire, il faut bien dire que la décision de maintenir les municipales a été et restera une colossale erreur du gouvernement.

Reste l’annulation pure et simple de ce scrutin, ce qui serait logique mais qui déclencherait certainement l’ire des élus du premier tour dont on imagine facilement la déception, les gestes barrière risquant alors de se transformer en… bras d’honneur.

Voilà chers lecteurs de quoi vous livrer à toutes sortes de spéculations durant votre confinement ce qui vous fera passer un moment intéressant je l’espère.