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Trump, ce gros vilain canard...

vendredi 2 juin 2017, par grand-Pierre

La présidence de Donald Trump est vécue comme un cauchemar par de nombreux américains.

Après les exploits de Nigel Farage au royaume-uni et le brexit qui doit s’ensuivre, voici Trump le pseudo climato-sceptique aux cheveux jaunes qui affirme vouloir dénoncer l’accord de Paris sur le climat.

Le UKIP anglais, anti-immigration et mené à la victoire par son triste leader, n’aura pas toutefois sur le climat le même impact que la décision du président américain. Mais que penser de ce Farage, ce pantin d’extrême-droite qui jeta l’éponge douze jours après les élections britanniques en prétendant retrouver une vie privée ? Incapable d’assumer devant les sujets de sa gracieuse majesté les conséquences de la victoire de sa politique xénophobe et isolationniste, il devrait se rouler de honte dans la fange putride de son idéologie nauséabonde. [1]

Trump, qui s’est fait élire en tenant les mêmes discours populistes et isolationnistes que Nigel Farage, ne déroge pas pour autant aux principes de sa classe lorsqu’il prétend défendre les entreprises américaines polluantes en revenant au concept d’America first et qu’il s’autorise ainsi à détériorer encore plus le climat de la planète.

Nous nous trouvons là face à un exemplaire authentique du réactionnaire comme on croyait, encore il y a peu, qu’il n’en existait plus en 2017. Cet homme est une véritable catastrophe à lui tout seul. Il surjoue l’homme fort et le cogneur, mais il est permis de douter de sa capacité à gouverner.

Sa fragilité provient, entre autres, du dossier que le FBI est en train de potasser au sujet du petit coup de main que lui aurait donné Poutine pour sa campagne présidentielle. Aux states, ce genre de truc marque vraiment très mal pour un président...

Alors une décision qui favoriserait les lobbies des énergies fossiles et ne déplairait pas au parti républicain, ça ne coûte pas si cher et pourrait l’aider à se sortir de ce mauvais pas. Et tous les gros beaufs qui l’ont élu pourront se remettre à battre des mains comme des malades.

Mais Trump se trompe, si je puis le dire ainsi, car il est en train de réussir un royal flush en jouant son poker personnel climato-sceptique : Une réprobation unanime des états et un rapprochement Chine/Europe très inattendu autour des problèmes climatiques. Grâce à lui peut-être verrons-nous les choses aller plus rapidement que prévu !

Les USA vont-ils se recroqueviller lentement sur eux-même et se mettre à ne plus dominer le monde ? Tant mieux me direz-vous. Ils ont commis assez de saletés comme ça. [2]

Mais que deviendrait le dollar si cela se faisait ? La dette américaine s’élève aujourd’hui à près de vingt-mille milliards de dollars et risque fort d’augmenter encore rapidement sous Trump. Si les USA ne pilotaient plus l’économie planétaire, une crise sans précédent pourrait intervenir [3] et le climat mondial hélas s’assombrirait encore bien d’avantage.

Alors, peut-être pour la première et la dernière fois de ma vie, j’ai décidé de me rendre à l’église saint Pierre, près de chez moi, et d’y allumer un cierge pour le directeur du FBI.

Ainsi soit-il.


[1Un peu de lyrisme ne fait pas de mal de temps à autre.

[2Les interventions militaires américaines ou commanditées par la CIA : Grèce - Porto Rico - Corée - Guatemala - Liban - Iran - Vietnam - Laos - Cambodge - Brésil - Congo - Indonésie - République dominicaine - Chili - Panama - Saint Domingue - Cuba (Baie des cochons) - Afghanistan - Grenade - Haiti - Irak et j’en passe... à chaque fois pour favoriser les pires régimes et les fantoches dévoués à leurs intérêts.

[3Ne perdons pas de vue que le dollar n’est plus indexé sur l’or et fait fonction de référence monétaire mondiale.