Le blog de grand-Pierre

Je panse donc j’essuie (Devise du palfrenier)

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Nouvelles océaniques

mercredi 12 décembre 2007

C’est le port d’Amsterdam qui se pose des questions sur Gaïa la terre...

OK (Au quai) pour le temps où ça sentait bon l’écume au large d’Amsterdam, où le bon Golf-Stream veillait de son œil de cyclope entre Groix et Ouessant, et même dans l’astrolabe de Magellan, et jusqu’aux confins d’Horn le terrible.

Pisser sur le port immuable entendre le chant des profondeurs se noyer dans les entrailles du monde..

Mais quel est cette ôdeur de sang, ce courant écarlate ?

Quels sont ces vents en désordre, ces vagues de nulle part, ces noirs sédiments ?

(Position fœtale sur un berceau de coraux jaunissants...)

Quel est ce chant, cette complainte venu d’hier, ce requiem en apnée ?

Je crois entendre un râle de sirène, le cri effaré de la baleine, à mon oreille le cœur essoufflé de Gaïa.

Fanon des sources

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