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Un avenir caniculaire ?

Peut-on y échapper ?

lundi 29 juin 2026, par grand-Pierre

La vague de chaleur caniculaire qui vient de toucher l’Europe sera-t-elle oubliée dès demain ou bien va-t-elle marquer les esprits au point de les faire enfin prendre conscience de l’urgence de la situation climatique ?

Nous supportons aujourd’hui les effets négatifs sur le climat de la révolution industrielle du 19ème siècle

Le Dioxyde de carbone qui s’accumule dans l’atmosphère terrestre depuis l’ère de la traction à vapeur jusqu’à celui des data center contemporains réchauffe inéluctablement le climat tout en perturbant les évènement météorologiques à travers le monde.

Ce réchauffement global induit des effets catastrophiques sur la vie de millions d’espèces issues de l’évolution et dont la chaîne de vie est essentielle à la stabilité de la biodiversité. L’espèce humaine, composante de cette chaîne est concernée directement par ce phénomène.

Mais la perception par les humains de ces catastrophes à venir est diminuée par le fait que les espèces disparaissent sans faire de bruit, ni surtout de bruit médiatique.

Par contre, une forte canicule, subie sans y être préparé, alerte les esprits et augmente chez le plus grand nombre la conscience des dangers à venir...

Quels sont les freins qui s’opposent aux solutions climatiques ?

Il existe des freins de bonne foi et des freins de mauvaise foi.

Dans un premier temps examinons les freins de mauvaise foi :

Ce sont toutes les puissances ou tous les organismes, les entreprises multinationales etc. qui défendent obstinément leurs intérêts à cours terme et l’utilisation des énergies fossiles dont on sait qu’elles sont responsables des émissions de CO².

Ils ne faut pas sous-estimer leurs moyens de pression et de désinformation qui sont considérables.

Ce sont également tous les décideurs, les responsables d’entreprises, les élus représentants des citoyens qui, devant la complexité et l’ampleur de la tache, préfèrent procrastiner et ne prendre que des mesurettes inadaptées à la gravité des propblèmes.

Les freins de bonne foi :

L’économie contemporaine et la mondialisation, la circulation des marchandises et des capitaux, la soi-disant concurrence libre et non faussée internationale ont engendré un univers économique tellement intriqué que le transformer relève du jeu du damier chinois ou, lorsque l’on déplace un élément, on chamboule tout l’ensemble.

Individuellement, les entreprises moyennes ne peuvent se soustraire au jeu mortifère du marché et changer impunément de stratégie sans tomber sous les coups de la concurrence. Le citoyen lambda peut adopter une conduite écolo responsable mais cela n’aura qu’un faible impact sur l’énorme problème climatique que nous avons devant nous.

Pourtant la réponse à ce problème ne peut être qu’une transformation globale des modes de production et de consommation, qu’un changement radical de nos modes de vie ainsi que d’une conception différente de ce que pourrait être la croissance, ce concept sacro saint du libéralisme.

De nouveaux scenarii devraient voir le jour dans presque tous les domaines

La production, l’urbanisme, l’agriculture, l’éducation, la démographie, les échanges économiques, le recyclage, le partage des richesses, le contrôle de leur exploitation et de leur destination, la gestion des conflits et du droit international etc.

On pourra végétaliser toutes les villes du monde qu’on ne règlera pas pas la question climatique si l’humanité entière n’évolue pas vers un changement de paradigme total concernant son rapport avec la nature planétaire et son mode de fonctionnement.

L’état du monde politique (en crise), le droit international remis en cause un peu partout, la crise climatique et les nombreux conflits armés n’incitent pas à l’optimisme c’est certain ! Comment dans de telles conditions amorcer dans l’urgence (le climat n’attend pas) les scenarii qui changeraient radicalement les choses ?

Comment devenir frugal et consommer mieux et moins ? Mais comment dans le même temps priver les nations en émergence d’atteindre le même niveau de vie que le nôtre, elles qui sortent tout juste de privations ? Comment empêcher l’humanité de tomber, dans quelques décennies, dans la stratégie de la survie ?

Les questions sont innombrables et les réponses évasives.

Faire confiance à l’humain ?

Au fil des millénaires notre humanité à énormément évolué. On a appelé cela la civilisation. De très importants progrès ont été enregistrés dans le domaine de la connaissance et des sciences. Progrès également dans les rapports sociaux acquis au cours de luttes terribles. Plus récemment la victoire sur le fascisme et les accords de paix ont amené, du moins en Europe une stabilité économique et politique.

Aujourd’hui la volonté des puissances de s’affronter, un monde en crise perpétuelle semblent renvoyer au passé la paix d’après guerre. Les moyens de destruction actuels n’ont jamais été aussi puissants.

Alors après ces millénaires d’évolution l’humanité se reniera-t-elle au point de s’auto détruire ? Il vaut mieux parier sur l’intelligence et la prise de conscience de ces immenses dangers qui nous menacent.

De toute façon, c’est dans doute le climat qui mettra tout le monde d’accord. Mais alors il sera peut-être trop tard et les humains survivants devront alors cohabiter avec les scorpions résistant aux 50°C affichés par les thermomètres.

Pourtant : Un faible espoir

Mon article peut paraître alarmiste ou trop radical à certains qui comme moi ne sont pas imprégnés d’écologie. Je vous le concède.

Devant le constat très pessimiste que je viens de brosser on peut opposer des solutions intelligentes qui émergeraient de la fraction consciente des habitants de la planète (qui sont sans doute plus nombreux qu’on ne le pense).

La pression qu’ils seront capable d’exercer sur les structures décisionnelles des états sera décisive dans les décennies qui arrivent. Mais hélas il faut compter avec ce populisme d’extrême droite très répandu qui encourage par pure démagogie l’utilisation des énergies fossiles. Ces apprentis sorciers sont parfaitement irresponsables...

Il y a encore beaucoup de travail malheureusement avant de connaître un monde apaisé, solidaire et engagé dans le sauvetage de notre planète.

Que chacun s’engage donc sans attendre plutôt que de se contenter de manifester bruyamment lorsque le gas oil augmente de quelques centimes.

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