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LANGAGE DE BOIS - Evolution - Société - Forêt - Reboisement - Agroforesterie

mercredi 29 octobre 2025, par grand-Pierre

Si il est important de respecter l’écologie pour reboiser, la gestion forestière n’est que l’un des enjeux environnementaux du futur – Il est nécessaire d’aller plus loin dans l’analyse de l’énorme crise qui s’annonce si l’on veut y comprendre quelque chose.

Voici mon analyse, certes un peu longue par rapport au format habituel de mes articles.

J’ai souhaité décrire l’enchaînement implacable qui entraîne nos sociétés vers un avenir plein de problèmes et dont le reboisement tel qu’il est mis en œuvre ne sera pas forcément la solution, mis à part pour ceux qui en profiteront financièrement ou pour redorer leur image.

Ne m’en veuillez pas de vous proposer une fois de plus une relation anxiogène mais il y a le feu au lac comme disent les Suisses !

Crédit Patrick Chappatte

PREMIERE PARTIE

Des milliards d’années d’évolution

o Evolution
a. La nature (nous le savons depuis les travaux de Charles Darwin), réagit aux grandes crises climatiques par une lente et considérable évolution – De nombreuses familles biologiques, leurs genres et leurs espèces, ont été condamnées durant ces crises tandis que d’autres, nouvelles celles-ci, ont vu le jour – La terre a connu par le passé plusieurs grandes extinctions durant lesquelles 95% des espèces ont disparu. Notre passé comprend des centaines de millions de familles disparues, sacrifiées sur l’autel de l’évolution. Il en est de même de notre propre existence, qui par sa finitude, participe à l’évolution adaptative de notre espèce. Notre fin individuelle est donc une nécessité et une étape pour que la vie puisse se perpétuer au travers des aléas environnementaux du futur.

b. La crise climatique actuelle ainsi que celle de l’effondrement de la biodiversité est due à l’activité des sociétés humaines depuis la révolution industrielle, il y a bientôt deux cents ans. Les changements environnementaux induits ont été trop rapides et trop massifs pour que les espèces puissent évoluer et s’y adapter – Le temps des sociétés contemporaines et celui de la nature ne sont hélas pas en concordance.

o Société
a. On ne peut comparer le fonctionnement d’une société à celui de la nature. Actuellement, la compétition, la concurrence sont les moteurs de l’économie. Le capital le plus important est celui qui domine les marchés quel qu’en soit le coût écologique – Mais les régulateurs en place sont inefficaces et finalement il est très difficile à nos sociétés humaines de corriger leurs erreurs et de se réformer.
(Vous me ferez remarquer que la concurrence et la compétition se rencontrent aussi dans la nature et que l’on pourrait faire des comparaisons par analogie. Mais seules les sociétés humaines sont capables de détruire leur environnement).

b. Les nations démocratiques, sauf dans le cas hypothétique d’une révolution verte, ne parviennent qu’à la marge à corriger leur façon de produire – Le pouvoir des décideurs élus est limité par les sanctions électorales et corrompu par les lobbies des compagnies multinationales – La compétition et son corolaire, la rivalité, atteint son paroxysme entre les nations impérialistes et une gouvernance mondiale apaisée et fraternelle n’est malheureusement pas à l’ordre du jour.

c. La prospérité des états est intimement liée à l’indice de croissance. Si cette croissance était orientée vers une transition écologique, cela pourrait se révéler positif. Mais hélas, elle l’est vers la consommation individuelle d’où toute économie

circulaire est absente. [1] Une grande partie des matières premières sont ainsi gâchées et leur recyclage, s’il se met en place, reste confidentiel.

d. Les contre-pouvoirs judiciaires et les études scientifiques alarmantes ne suffisent pas à mettre en échec les stratégies extractivistes (énergies fossiles et matières premières) et celles des pollueurs chimiques (intrants et pesticides)
La plupart des médias non plus, que je ne considère plus vraiment comme un

contrepouvoir car une bonne partie de ceux-ci sont la propriété d’entrepreneurs milliardaires - La production et l’économie, la consommation, fonctionnent à flux tendu (les océans et les autoroutes sont les plus grands entrepôts du monde) et la moindre perturbation sérieuse qui se produirait entrainerait un dysfonctionnement grave de nos sociétés. De grandes compagnies internationales affichent un chiffre d’affaires supérieur à celui de certaines nations et leur influence politique est considérable.

e. Même la bonne volonté écologique de certains entrepreneurs se heurte à l’intrication indémêlable de tous ces acteurs, productivistes ou économiques, qui ne peuvent individuellement que suivre le mouvement et capitaliser le plus possible sous peine de dépôt de bilan pour leurs entreprises – Les résultats doivent être à la fois conséquents et rapides, plus rapide que la concurrence. Ce système connait actuellement ses limites car il est devenu incontrôlable. Il s’emballe et interagit catastrophiquement avec la santé et les ressources de la planète et, in fine bien entendu, celle des humains.

f. On peut actuellement se demander si le temps long, le même peut être que celui de la nature, sera nécessaire à l’humanité pour réagir et changer complètement de paradigme, c’est-à-dire vivre en paix et en harmonie avec elle. Mais ce temps long impliquera lui aussi de lourds sacrifices (peut être le sacrifice de populations entières ! Peut-être le sacrifice de l’ordre mondial et des libertés ? Celui de la paix ? ) Nos sociétés démocratiques et libérales résisteront elles à tous les maux qui s’annoncent ?

o Si l’on refuse de regarder ailleurs alors que la maison brûle il faut se représenter les scenarii problématiques du futur avec réalisme et objectivité :

– Pollution diffuse (sols – air – eau) Nettoyage impossible
– Montée du niveau des mers et submersions des territoires côtiers
– Incidents météorologiques de plus en plus graves (Tempêtes-sécheresses-inondations-cyclones)
– Perturbation du cycle de l’eau – assèchement des nappes phréatiques
– Emballement de la libération du CO² dans l’atmosphère – effet albédo des banquises et des glaciers neutralisé – dégel du permafrost et libération du CO² fossile et du méthane ainsi que d’anciennes bactéries méconnues
– Pics de chaleur extrêmes dans les régions chaudes – Terres devenues non cultivables
– Incendies plus violents et plus nombreux
– Conflits majeurs pour la survie de certaines communautés (accès à l’eau, à la terre)
– Tissus urbains particulièrement exposés aux canicules, aux inondations et à la pollution
– Dépérissement des forêts – Accroissement des surfaces désertiques
– Acidification des océans et dépérissement des espèces marines et des coraux
– Perturbation des grands courants marins maîtres du climat
– Ordre mondial, culture et démocratie en fort recul
– Conflits internationaux pour l’appropriation des matières premières, de l’eau et de l’alimentaire

o. - La démographie mondiale a été multipliée par trois en 75 ans (8,2 milliards d’individu en 2025 contre 2,5 en 1950 et 10,2 Mds prévus à la fin du siècle) et une consommation globale qui dépasse annuellement largement les ressources naturelles renouvelables de la planète

Cette énumération concerne des faits établis ou à venir et si elle semble alarmiste c’est que les faits le sont et que l’urgence pour l’humanité est de tout entreprendre pour amortir les chocs redoutables qui s’annoncent.

o Générations futures
a. En 2100 mon petit-fils aura 82 ans s’il survit jusque-là et si rien n’est entreprit de sérieux d’ici là pour atténuer les effets du changement climatique, il devra supporter les effets de canicules extrêmes et une température moyenne en hausse de 5°C.

b. Dans ces conditions le monde ne sera certainement pas le même qu’aujourd’hui. Que seront devenus les rapports humains ? Combien d’espèces auront disparu ? Quelles guerres auront-elles eu lieu ?

c. Et il se trouve que cet enfant n’a rien fait pour mériter la planète que nous allons lui laisser et qu’il n’est d’ailleurs pas préparé du tout à affronter la suite des évènements. Il y a là un réel problème.

DEUXIEME PARTIE

Les solutions envisagées, notamment celle du développement massif des forêts appelées à jouer les « puits de carbone » et à réduire les impacts climatiques ne sont pas forcément pertinentes. Pour clarifier les choses, il faut d’abord distinguer les vraies forêts des plantations d’arbres.

o Les « vraies forêts »


– Résilience (sécheresse – maladies – feux – insectes)
– Productivité accrue à long terme
– Richesse paysagère et culturelle
– Préservation de la faune
– Biodiversité importante
– Bénéfice climatique et respect du cycle de l’eau
– Dépollution
– Temps de maturation sur le long terme

o Les plantations


– Reboisements mono spécifiques
– Douglas – Pins – Eucalyptus – Acacia – palmiers à huile
– Incendies catastrophiques (eucalyptus)
– Plantations d’arbres peu résilientes aux maladies et aux ravageurs
– Destruction de la biodiversité et bouleversement mécanique du sol
– parcelles inadaptées à des essences exogènes
– Plantations en arctique = Effet albédo négatif et réchauffement sensible
– Exploitation des bois jeunes et stockage du carbone souvent surestimé
– Transformation en papier/carton (rapidement usagé et restitution du carbone dans l’atmosphère)
– Augmentation des prélèvements et alimentation de chaufferies industrielles

o Les grands projets de reboisement > +1800 milliards d’arbres à planter sur terre
(1 800 000 000 000 unités !)

C’est bien de replanter des arbres si on le fait là où il faut et comme il faut. Mais parle-t-on de forêts ou de plantations ? Effet d’annonce ou projet réaliste sur le long terme ?

a. Un reboisement à l’échelle de la planète est supposé séquestrer une large part du carbone atmosphérique. C’est un projet porté par le l’ONU depuis 2007 tandis qu’en France un projet de plantation d’un milliard d’arbres a été annoncé par le président Macron.

b. Avant de planter, il faudra souvent procéder à des coupes rases catastrophiques pour la biodiversité des sols et bien d’autres choses. Certains gestionnaires forestiers prétendent que les essences d’arbres peu résistantes à la chaleur devraient être intégralement récoltées, puisque condamnées à moyen terme, et remplacées par d’autres mieux adaptées. Cette approche arithmétique et comptable, si elle était concrétisée sur le terrain aurait certainement des conséquences désastreuses.

o Pourquoi ?

Les forestiers d’autrefois, avant de reboiser, installaient des placettes, les arboretums, où ils testaient l’acclimatation des espèces destinées au reboisement. Les terrains, les expositions, l’altitude sont également des critères dont on doit tenir compte avant de planter.

a. On sait à présent que les plantations mono spécifiques sont particulièrement fragiles et peu résilientes et qu’il est préférable de privilégier la sylviculture mélangée sous couvert continu, constituée d’essences diversifiées et d’âges différents qui s’apparente plus à une véritable forêt qu’à une plantation d’arbres. On ne peut considérer la forêt comme on le ferait pour un champ de maïs.
Extrait de : L’origine des plantes (Francis Hallé et >Pierre Lieutaghi - Volume 2 page 125 : « On peut considérer que les pratiques de plantations intensives sont une forme de déforestation. Les plantations d’espèces exotiques remplaçant les forêts préexistantes après destruction par le feu sont en fait des systèmes agricoles intensifs et non des forêts au vrai sens du terme. Cependant, ces pratiques intensives entreprises à très grande échelle, dans la plupart des régions tempérées du monde, font souvent dire que les forêts gagnent du terrain dans les pays industriels, mais rien n’est plus faux. »

b. Extraits de TF1 Info 2019 : « Jean-Francois Bastin et Thomas Crowther, chercheurs à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich en Suisse, expliquent qu’une plantation massive d’arbres pourrait enrayer cette crise environnementale. Dans une étude publiée dans la revue Science, ils exposent leurs calculs de l’exacte quantité d’arbres à planter pour absorber1/4 à 1/3 des 2200 gigatonnes de carbone, émis par les humains dans l’atmosphère depuis les années 1800. Ils estiment que 1800 milliards d’arbres à planter sur la planète seraient nécessaire pour y parvenir ».

c. De nombreux états se sont engagés dans leur projet : « Les États-Unis figurent dans la liste et la France également Les entreprises ont aussi participé au reverdissement de notre planète. Ainsi Total, la Fondation Yves Rocher, Air France et le groupe Accor.

d. « Le projet « 1.000 milliards d’arbres » a été lancé en 2007 par le Programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’ONG Plant for the Planet ».

e. En parcourant le site de cette dernière on pourrait être convaincu de la robustesse de ce projet et des garanties qui sont apportées pour replanter dans les meilleures conditions possibles ; voir de laisser repousser naturellement les arbres là où cela est envisageable. Mais que sait-on exactement des réalités sur le terrain ? Les résultats donnés par les pays sont-ils simplement déclaratifs ?
Et surtout combien de ces plantations ont réussies ?
Notons tout de même que cette ONG reconnait que planter des arbres ne suffit pas et qu’il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des énergies fossiles.

o Les rabat-joie
a. Jennifer Morgan, directrice exécutive de Greenpeace International. « Nous devons absorber des volumes massifs de CO2 pour éviter une vraie catastrophe, mais l’idée de planter des arbres pour compenser la poursuite de la pollution venant des émissions existantes de carburants fossiles, ce n’est tout simplement pas crédible ».

b. La jeune Suédoise Greta Thunberg. « Planter des arbres est une bonne chose, bien sûr, mais c’est très loin de ce qu’il faudrait faire ». Pour elle, il faut réduire de toute urgence les émissions de CO2, et ne pas se contenter de les compenser.

c. En France seulement 11% des émissions de CO² sont stockés dans le puit de carbone forestier – C’est donc évidemment par d’autres mesures qu’il faut réduire ces émissions et ne pas utiliser opportunément cette action de reboisement pour ne rien changer à l’utilisation des énergies fossiles.

En plus en cas de sécheresse sévère la forêt devient émettrice de CO². Comme tous les tissus vivants, les végétaux respirent : ils transforment des sucres en CO2. En situation normale, les plantes font davantage de photosynthèse que de respiration. En période de sécheresse, cet équilibre bascule, les forêts font plus de respiration et émettent davantage de carbone qu’elles n’en captent.

o Greenwashing
a. Le Greenwashing, en bon français : Eco-blanchiment, des grandes multinationales est partie du problème. Inefficace, il déroute néanmoins l’opinion publique en crédibilisant une quelconque action pour l’environnement qui se révèle bien souvent n’être que de la communication.

b. Le crédit carbone est acheté par les gros pollueurs à ceux qui polluent moins ou bien pour contribuer au financement du reboisement. Ce qui leur permet de continuer à polluer ! Opération marketing plus qu’autre chose car son inefficacité a été prouvée. (Pas d’impact sur le CO² atmosphérique - 80% de contrôles non effectués sur les résultats du reboisement sur le terrain –). Un business qui satisfait les majors et les sociétés qui leur vendent les crédits en « reboisant » à leur place !

o Mieux reboiser et bien reboiser
a. Comme le souligne Greta Thunberg, reboiser est en soi une bonne chose, mais à condition que cela ne soit pas systématique ni un effet d’annonce destiné uniquement à rassurer les populations tandis que les industriels continuent de polluer sans entraves.

b. Les effets d’un reboisement massif ne se feraient sentir que dans plusieurs décennies tandis que les émissions carbonées perdureraient durant ce temps.

c. Les records de plantations effectuées à grande vitesse s’opposent complètement à l’idée de la mise en place d’une véritable future forêt dont l’évolution entrainera la maturité à long terme. Une forêt mixte à laquelle on apportera des soins au départ et qui se développera de façon autonome par la suite.

d. Le projet de « Plant for the Planet », s’il apporte un espoir aux jeunes générations enthousiastes qui plantent à tour de bras en espérant que leur pays s’en portera mieux comporte de nombreuses inconnues concernant la réussite et la pérennité des nouvelles plantations. Ne nombreuses zones sont mal éclairées qui concernent, elles, le désintéressement des acteurs de la filière, et surtout quelle réalité à propos de la séquestration prévue de 800 Gigatonnes de CO² !
Le fait que le président Donald Trump ai adhéré à ce projet, alors que par ailleurs il encourage les pétroliers à forer d’avantage (Drill, baby, drill !) susciterait plutôt l’inquiétude que l’adhésion.

Mais la séquestration du carbone se produit aussi dans les sols. Les pâturages contiennent à eux seuls 30% du carbone terrestre mondial. Les sols mondiaux contiennent deux à trois fois plus de carbone que l’atmosphère. Les produits de la photosynthèse (bois, plantes etc.) Retournent dans les sols en fin de vie et sont dégradés par les micro-organismes. Ils enrichissent le milieu. D’où l’idée d’augmenter la présence de carbone dans les sols. Une augmentation de 4 pour mille (0,4% par an) dans les premiers 30/40cm du sol, permettrait de stopper l’augmentation de la quantité de CO² dans l’atmosphère.
Permettre aux agriculteurs de restaurer leurs sols par diverses pratiques dont celle de l’agroforesterie serait donc une excellente idée.

o L’agroforesterie

a. « L’agroforesterie est un système agricole qui combine des arbres avec des cultures ou de l’élevage sur une même parcelle. Cette pratique ancestrale, aujourd’hui modernisée, vise à optimiser l’utilisation des ressources, améliorer la résilience des exploitations face aux aléas climatiques et renforcer les bénéfices économiques et écologiques, tels que la biodiversité, la fertilité des sols et le stockage du carbone. » Différentes techniques peuvent être mises en place pour ce faire.

b. Imaginons deux parcelles l’une dédiée à la culture du blé et l’autre boisée. Si on les remembre en y installant des arbres au milieu des blés nous pratiquons de l’agroforesterie. Bien loin de se concurrencer, les arbres et les céréales vont voir augmenter de 20 à 40% la productivité de la parcelle.

c. Extrait Wikipédia : « l’énergie du soleil qui n’est plus utilisée par le blé une fois la moisson opérée au début de l’été sera rentabilisée par l’agriculteur dans la mesure où elle permettra le développement des arbres ; inversement, lorsqu’en hiver et au début du printemps, les arbres ne disposent pas encore de feuilles, l’énergie lumineuse, qui serait perdue si les arbres étaient plantés seuls sur la parcelle, est utilisée par le blé au moment de sa croissance. » C’est du gagnant/gagnant.

d. Il existe bien d’autres avantages à procéder ainsi. l’Initiative internationale « 4 pour 1000 » de Montpellier a pour vocation d’encourager dans le monde entier la conversion des agriculteurs à la restauration de leurs sols, notamment par l’agroforesterie. La sécurité alimentaire mise en cause dans les sols dégradés par l’agriculture conventionnelle est également un objectif majeur pour cette ONG.

o Constat
a. Les reboisements massifs à l’échelle planétaires ne tiennent pas compte de la restauration des sols. La pauvreté de certains de ceux-ci en azote risque de faire échouer les plantations.

b. Au contraire, l’agroforesterie et l’utilisation entre autres des fabacées (anciennement légumineuses) enrichissent les sols en azote. La biodiversité, la faune sont avantagées. Le stockage du carbone également. Les arbres adoptent une architecture « champêtre » équilibrée en recevant la lumière de tous les côtés. Les évènements climatiques sont amortis et la rétention de l’eau est favorisée par les racines mycorhizées des arbres. Les paysages retrouvent une beauté plus naturelle.

o Il existe donc bien des solutions à long terme à l’effondrement de la biodiversité et au réchauffement climatique. Mais elles sont malgré tout partielles et il reste beaucoup à faire pour que le système économique et politique se réforme avant qu’il ne soit trop tard et institue une société plus « frugale » et une économie circulaire afin d’arrêter les émissions et les pollutions mortifères, (CO² - pesticides – plastiques – polluants chimiques – particules fines etc.) afin d’enrayer les extinctions massives et de se projeter dans un futur écologiquement et socialement acceptable.

« Selon les écologistes, l’humain a remporté la guerre qu’il a cru mener contre la nature, et sa victoire le met maintenant lui-même en péril : il a trop affaibli celle-là même dont dépend sa survie. Il nous faut rétablir avec la biosphère une relation pacifiée et symbiotique. Ceux qui se croient en guerre avec la nature accroissent le danger. L’avenir appartient aux amis de la Terre. » Hervé Kempf - Le Monde

FIN


[1] L’économie circulaire est un modèle de production et de consommation qui consiste à partager, réutiliser, réparer, rénover et recycler les produits et les matériaux existants le plus longtemps possible afin qu’ils conservent leur valeur.

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