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Il s’agit d’un rêve ou plutôt d’un cauchemar....
lundi 25 août 2025, par
Il s’agit d’un rêve ou plutôt d’un cauchemar.
Sa lecture vous rappellera peut-être des situations analogues que vous auriez vécu ?
Pour moi il revient parfois et sous des formes différentes tout en distillant la même angoisse sournoise : Un mauvais film ou la mort ne veut pas dire son nom.
Tuulikki (mon ex depuis quarante quatre ans !) m’avait invité dans une ville lointaine dont j’ignorais complètement la géographie. Elle y vivait avec une amie et elles m’avaient proposé de nous rendre à un événement festif ou peut-être culturel, je ne m’en souviens pas, qui se tenait à proximité.
Le soir venu nous faisions la queue pour un plateau repas. Il faisait déjà assez sombre et la queue s’étirait sur un terrain herbeux en pente douce lorsque je me retrouvais seul. Je contournais la foule agglutinée pour voir si je retrouvais Tuulikki mais elle avait disparu. Je tenais à la main son portable qu’elle m’avait confié le temps de farfouiller dans son sac.
Ne retrouvant personne je remontait vers la sortie du parc qui donnait sur le chemin du retour. Un trou énorme juste devant la sortie révélait l’existence d’un grand puit maçonné dont la couverture de béton s’était effondrée. Des véhicules, en prenant de gros risques s’efforçaient de contourner cet obstacle redoutable. Mais sur ce chemin toujours pas de Tuulikki.
M’emparant alors de son téléphone je me mis en devoir de l’appeler (ce qui bien sûr ne pouvait pas aboutir !) mais cet appareil étrange aux touches minuscules se révéla d’une complexité telle que je ne parvins même pas, une fois la fonction téléphone activée, à composer le numéro : HO OL... suivi encore d’autres signes bizarres.
Je focalisait complètement sur cet appareil qui me mettait positivement en rage et sur lequel mes gros doigts ne pouvaient rien faire que taper systématiquement à coté de leur cible.
Je réalisais d’un seul coup que je ne connaissait pas l’adresse de Tuulikki et que j’avais complètement oublié par dessus le marché le nom de cette ville où elle habitait. Je m’étais laissé prendre en charge sans plus me poser de questions. Je n’avais pas de monnaie du pays dans la poche et un affreux sentiment de solitude m’envahit brutalement, une panique silencieuse obérant mes facultés les plus basiques de réflexion. Que faire ? Il faisait à présent nuit noire sur le chemin et mon pull était resté dans la voiture. Je me mis à grelotter.
La situation commençait seulement de m’apparaître dans toutes sa réalité. Je n’avais guère d’autre solution que de marcher le long de ce chemin sans savoir où j’allais. J’aurais pu bien entendu retourner à l’accueil, traditionnellement le lieu de rendez-vous, mais je ne le fis pas car on ne fait pas ce genre de truc dans nos rêves.
Elle aurait pu m’appeler en usant d’un autre téléphone ? Je m’accrochais à cette idée lorsqu’qu’une pensée sournoise commença de prendre forme dans mes petits méninges malmenés : Et si elle ne souhaitait pas le faire finalement ? Peut-être avait elle encore des comptes à régler avec moi ? M’avait-elle tendu un piège pour se venger de je ne sais quoi survenu par le passé ?
Enfin je l’aperçu en train de discuter avec des personnes et mon arrivée ne sembla pas l’étonner le moins du monde. Nous reprîmes tranquillement avec son amie le chemin du retour vers le parking en commentant la soirée. La normalité était revenue et j’évitais de leur confier le moment d’intense panique que je venais de vivre par crainte de me montrer ridicule. Et pourtant, si elles avaient su !
Tuulikki ne réside pas dans cette ville imaginaire. Elle est actuellement en soins palliatifs dans un hôpital parisien...
