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Questions pour demain

vendredi 23 octobre 2020, par grand-Pierre

Demain ? Ce ne sera plus avec nous me direz-vous... Nous ne serons plus de ce monde.
Mais alors ? Les prochains, qui seront-ils ?
Les recettes pour l’avenir de l’humanité dévoilées par GP :
Après-nous le déluge !

Ordres - Classes - Familles - Genres - Espèces

Ainsi sommes-nous tous enregistrés dans le grand livre de la vie par monsieur Carl von Linné (1707/1778), ce naturaliste suédois qui mit au point la dénomination binominale de chaque espèce, [1] par exemple le genre Homo et l’espèce sapiens sapiens en ce qui nous concerne plus particulièrement, nous, les humains contemporains.

Plus tard, Charles Darwin et Jean Baptiste de Lamarck découvrir comment ces espèces, ces genres et ces familles évoluèrent au travers des millénaires sous la pression du hasard et de la nécessité. [2]

La vie peut ainsi être définie comme une perpétuelle adaptation des espèces à leur environnement. Les générations successives, ayant une durée de vie limitée, favorisant ainsi les facteurs d’évolution de leur descendance, sur de nouvelles bases génétiques.

De cette façon, la vie sur la planète a pu voir au fil des ères géologiques apparaître et disparaître des millions de familles et d’espèces au fil de l’évolution, espèces qui constituent à présent notre terreau biologique et génétique.

Anthropocène, une ère nouvelle mortifère

La pression exercée par l’homme sur les écosystèmes naturels depuis l’ère industrielle a pris des dimensions telles que c’est paradoxalement l’environnement qui a évolué avant les espèces. [3] Ce qui pose un énorme problème à la vie. De nombreuses espèces disparaissent à grande vitesse, n’ayant pas le temps de s’adapter au sens darwinien du terme, et ne pouvant disposer du nombre de générations à venir nécessaires pour ce faire à cause de la rapidité jusqu’ici inconnue des phénomènes climatiques.

Le mode de production et d’organisation de nos sociétés est brutalement devenu lui-même inadapté et le minuscule virage environnemental amorcé ici et là par quelques états éclairés ne suffira certainement pas à rétablir une évolution propice à nos sociétés humaines. Les scorpions s’adapteront peut-être aux changements mais pas nous !

Il n’y a pas cinq ans que ces notions avaient encore un caractère abstrait pour certains. Actuellement l’actualité remet quotidiennement nos pendules à l’heure et il devient évident pour tous que le climat est en train de changer de façon catastrophique pour les décennies à venir. Déjà les naturalistes, les glaciologues, les climatologues, certains économistes même, alertent l’humanité sur le danger qui s’annonce.

De la lumière SVP !

On sait que ce qui a permis à l’espèce humaine de dominer c’est le développement de son cerveau, induit par les échanges sociaux et la formation de sociétés, les actions collectives planifiées etc.

Aujourd’hui, c’est essentiellement cet organisation du partage des rôles qui la caractérise. Sinon un homme livré à la seule nature serait certainement moins susceptible de survivre qu’un vulgaire chimpanzé ! Nous dépendons donc pour continuer notre histoire et évoluer de la bonne organisation de nos sociétés humaines.

J’évoquais plus haut certains états éclairés. C’est en effet de lumière dont le monde a réellement besoin pour évoluer favorablement. Ces fameuses lumières qui nous font à la fois douter et comprendre, théoriser et agir, rechercher et découvrir. Bref avancer !

L’ombre

Si ces lumières n’ont pas tout l’éclat souhaitable et que l’ombre domine le plus souvent, il faut trouver ce qu’i s’interpose entre le rayon lumineux et nos consciences. Je veux nommer l’ignorance, mais également la bêtise, mais également la corruption, la domination, le cynisme et la perversité.

Les freins sont d’autant plus puissants que certains intérêts sont menacés par la situation actuelle. Lobbies routiers et aériens, complexes militaro-industriels, mafias, finance ultra-libérale, antagonismes nationaux, maintien des privilèges, néo-colonialisme, autant de domaines qui n’ont pas grand-chose à voir avec les lumières...

Les religions, par essence dogmatiques, maintiennent les consciences dans un cadre restreint pour la grande masse des croyants, incapables culturellement de transcender des concepts-clé comme par exemple le créationnisme.

S’il faut beaucoup de temps aux espèces biologiques pour évoluer, on constate qu’il n’en faut malheureusement pas moins à nos sociétés pour le faire. En auront-elles le temps ? C’est une vrai question.

Devant la raréfaction de certaines denrées essentielles, assisterons-nous à de nouveaux conflits ? Ce ne sera plus des guerres pétrolières mais plutôt celles déclarées pour de la terre arable ou bien la disposition de l’eau.

Sous le discours reverdi des responsables politiques européens, la croissance sera-t-elle toujours la référence incontournable ? Comment l’économie pourrait-elle prendre un tour nouveau et solidaire ?

Nos sociétés européennes ne semblent vraiment pas formatées pour la transition environnementale indispensable ; et en matière d’évolution, qui dit, non adapté dit : disparition à plus ou moins long terme.

A moins que nos futurs descendants se voient gratifiés par dame nature d’un exosquelette résistant à la chaleur et vivent sous les pierres au régime sec.

Vous voyez finalement que tout peut s’arranger !


[1La taxonomie

[2Les "créationnistes" refusent de partager cette théorie et s’en tiennent à l’origine strictement biblique de la création

[3Evolution du climat sous l’action de l’effet de serre qui est du au CO² produit par l’activité humaine

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