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Climat pluvieux

jeudi 12 avril 2018, par grand-Pierre

Le réchauffement climatique ne nous réchauffe pas vraiment...

Printemps pluvieux

L’Arre devenu furieux lâche ses bondes et dévale la vallée en grondant. Il paraît qu’un jeune homme s’est noyé en voulant sauver son chien.

Ce printemps très arrosé déprime les quidams que nous sommes, toujours mécontents de leur présente météo et guettant sans relâche le retour du beau temps. Celui-ci, lorsqu’il arrivera, nous tombera probablement dessus sans ménagement et nous suffoquerons. Puis viendront les sécheresses et nous invoquerons alors la pluie qui se fait attendre... Jamais contents donc nous ne serons !

Le chaudron du diable

Que dire alors de ce réchauffement climatique que tant de personnes redoutent, se le représentant comme un chaudron du diable où nous serions à court terme échaudés tels de simples homards ?

Si quelques climato-sceptiques attardés se manifestent encore ici et là il est désormais une évidence avérée que la thermodynamique atmosphérique est perturbée par les émissions de gaz à effet de serre et que le réchauffement de cette atmosphère est en progression. On peut d’ores et déjà en constater les effets tels que la migration de certaines espèces animales vers des contrées plus septentrionales.

Pourtant une certaine confusion règne dans les esprits, du moins ceux qui n’ont pas en tête de notions particulières de climatologie et encore moins de météorologie...

Ceux-ci s’attendent à souffrir de la chaleur alors que peut-être, au lieu de cela, ils aurons à supporter le gel, le vent ou des averses neigeuses ! Les effets du réchauffement peuvent effectivement se décliner, à notre échelle de temps, plutôt comme une perturbation atmosphérique qu’un véritable réchauffement progressant de façon linéaire.

Qu’est-ce qu’un degré de plus pour notre ressenti et notre confort ? Peu de choses il est vrai. Peu de chance même que l’on s’en aperçoive. De là le scepticisme de certains qui ne voient pas là de quoi s’affoler ! On pense à cette grenouille dans son bocal que l’on réchauffe progressivement et qui ne sent pas venir la morsure de la chaleur.

Les effets catastrophiques se manifesteront plutôt à notre échelle par des "pics" plus intenses et plus fréquents des événements météorologiques, qu’ils soient froids, chauds, venteux ou humides. Evénements auxquels nous sommes très sensibles et qui nous impactent directement.

Notre planète a connu différents épisodes climatiques bien avant que l’espèce humaine n’apparaisse. Mers chaudes jurassiques, période glaciaires durant lesquels l’Europe n’était qu’un gigantesque glacier... Nous ne serions donc en train de subir que l’un de ces épisode auxquels la terre a pourtant survécu.

La spirale fatale

Hélas il n’y a pas que la chaleur qui augmente. Le danger réel provient de la conjonction de dysfonctionnements impactant la planète et dont les effets se chevauchent. Une spirale redoutable est désormais amorcée tandis que pour lui échapper les stratégies à mettre en oeuvre vont devenir de plus en plus complexes et difficiles.

Citons le réchauffement anormalement rapide, le siphonnage des richesses non renouvelables, les pollutions nombreuses et à grande échelle, la démographie non maîtrisée, l’urbanisation des sols fertiles, la consommation d’eau potable, le réarmement mondial, [1] la surpêche, etc. Tous ces paramètres clignotent au rouge.

Solidarité pour le vivant

Ces différents problèmess cumulés impactent très fortement la biodiversité ce qui est probablement le plus grave de tous ces problèmes car elle représente la base, le fondement du vivant qui est ainsi mis en cause. La disparition accélérée de très nombreuses espèces animales ou végétale doit nous alerter au plus haut point.

La vie sur terre est une chaîne dont le premier maillon la bactérie se prolonge par l’invertébré et ceci jusqu’au cétacé de trente tonnes qui s’ébat dans l’océan. Tous ces êtres sont liés entre eux et ne peuvent fonctionner que les uns par rapport aux autres. L’espèce humaine n’étant du point du vue du vivant que l’un de ces maillons.

Démolissez la chaîne de la vie et vous démolissez l’humain tout autant. Cette évidence est bien mal perçue en général car complexe dans ses modalités et ceci malgré les nombreuses alertes scientifiques lancées à travers le monde. La rapidité avec laquelle les espèces disparaissent doit nous inquiéter au plus haut point car il ne s’agit ni plus ni moins que de notre propre disparition que nous sommes en train de programmer...

Bon. Il paraît qu’il fera beau la semaine prochaine...


[1Il existe actuellement tous pays confondus un stock opérationnel de 25 000 bombes thermonucléaires