Vote FN - Paranoïa ou simple inquiétude ?
On n’oublie rien de rien, on s’habitue c’est tout. (Jacques Brel)
Un démocratie bien pépère
Depuis une bonne trentaine d’années, droite et gauche se partageaient les suffrages des français en bonnes camarades d’hémicycle, un coup à toi à droite, un coup pour moi à gauche, et l’alternance issue du scrutin uninominal à deux tours, dispensait aux électeurs la politique pour laquelle ils avaient voté (enfin... presque). Un coup pour le populaire, un coup pour le patronat. Ainsi voguait, fluctuat nec mergitur, la barque de la république au gré des courants politiques sans que l’institution ne soit jamais menacée d’un trop grave déséquilibre. Les "extrêmes" étant soigneusement relégués à fond de cale en l’absence de représentation proportionnelle.
Le mode de scrutin est si bien rôdé que même au lendemain de ces élections législatives de 2012, et de la montée du FN, le scénario alternatif le plus classique est encore une fois au rendez-vous de l’histoire. Du moins au parlement.
Dans les urnes le problème se pose différemment. Dans la tête des électeurs aussi certainement. Dans la rue, semblablement.
Défiance
L’homme de la rue au Vigan, s’il a voté aux législatives, a, depuis le 17 juin 2012, une chance sur trois d’être un électeur du Front national. Cela ne se voit pas mais cela se sait. Depuis cette date, le regard que je pose sur les passants et sur mes voisins a changé. Un vague malaise passe sur mes yeux comme une ombre de couleur brune... Et lui là bas ? Peut-être lui aussi a-t-il voté bleu marine ?
Certains membres de l’UMP, la droite libérale, ont vu plus de couleur blonde que brune dans ces évènements électoraux. D’autres se sont même découverts, entre les deux tours, des valeurs communes avec le FN. (Nadine Morano entre autres). [1]
D’ailleurs comment parler de fachos lorsqu’on parcours le programme de Marine ? Bien sûr, il faut donner la priorité aux vrais français et les protéger réellement de la délinquance. Puis s’en prendre aux méchants capitalistes et à la dictature des marchés et des banques. Rétablir les services publics. On croirait du Mélenchon par moment. [2] Cette crise fait du mal aux plus fragiles ? Alors luttons sans mollir contre l’austérité avec des salaires et des retraites dignes pour chacun. Aucune raison pour que les gros malins soient plus dignes que les autres.
Cette petite épicière de Sumène qui s’est présentée sur la cinquième circonscription, n’est elle pas fondante ? Et en prime, une bande d’imbéciles immatures ont été lui vandaliser sa boutique. Puisque je vous dit que l’extrême droite est devenue tout à fait fréquentable. D’ailleurs l’ex-président Sarkozy ne développait-il pas bien des arguments du FN durant sa malencontreuse campagne ? Alors pourquoi s’étonner qu’un homme de la rue sur trois ait entendu ces arguments ?
Une partition à ne pas réécrire une seconde fois
Hélas et sans ressasser les scenari historiques d’avant-guerre, nous savons, nous les plus anciens, ce que recèlent les crises et la montée de l’extrême droite. Nous nous souvenons de ce qui surgit sans crier gare après les glissements et les abandons successif des social-démocraties tandis que la population subit les humiliations de la rigueur et de l’austérité. Nos pères l’avaient vécu et ils ont payé trop cher pour que nous l’oubliions.

Ça commence par un simple flirt avec un bulletin bleu marine, rien de bien méchant apparemment. Mais ça se termine hélas souvent par des pleurs et des grincements de dents. Ne jouons surtout pas avec cette bête qui somnole.
Je me refuse à croire qu’au Vigan, il y ait un électeur sur trois [3] qui souhaite réellement réveiller les vieilles lunes fascisantes et leur politique musclée.
Sûr que Goering n’est pas encore maréchal de l’armée française et que Hollande est un brave type de centre gauche mais moi je n’oublie pas que les deux prénoms que mes parents m’ont donné sont homonymes de ceux de mes deux oncles maternels, qui ont payés de leur vie dans les camps nazis leur résistance à la peste brune. Je déconne ?... Pas si sûr.
[1] Comme elle a été ministre de l’apprentissage du gouvernement Fillon, elle a du apprendre (à ses dépens cette fois-ci) que partager des valeurs communes avec le FN ne garantit pas forcément une victoire électorale
[2] Par moments seulement...
[3] Un sur deux à Saint Bresson
grand pierre
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Forum
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Vote FN - Paranoïa ou simple inquiétude ?19 juin 2012, par on lache rien !
LE PEN, PÈRE ET FILLE LE PÈRE ET LA PIRE !
D’après "Marine Le Pen démasquée" de Caroline Fourest et Fiametta Venner
HÉRÉDITÉ ET HÉRITAGES… Le grand-père : mort en sautant sur une mine allemande… alors qu’il allait ravitailler un restaurant où soupait l’occupant ! Le "parrain" : Henry Botey, copain de virée de Jean-Marie Le Pen et proche ami de la famille, surnommé "l’empereur de Pigalle", patron de boites de nuit et de d’hôtels à Pigalle et de la demeure de Madame Claude", a fréquenté la Gestapo pendant l’Occupation. Inculpé et écroué en avril 2011 à Fleury-Mérogis.
Le baptême : administré par Jean Popot, l’aumônier favori des mafieux et des condamnés pour actes de collaboration. Enfance dorée entre la maison de campagne à Mainterne, l’appartement du XVe, le château de Montretout estimé à 6 millions trente (mis au nom d’une SCI afin de payer moins d’impôts – un montage qui vaudra un redressement fiscal), la maison familiale à la Trinité sur Mer en Bretagne, (entre autres biens immobiliers appartenant aux le Pen, 2 appartements venant de Pierrette, la mère).
Le père de sa fille : "J’aurai bien voulu avoir des garçons mais j’ai eu trois filles, j’aime trop les filles. Il est dit qu’on est toujours puni par où on a péché". Réputé pour être pingre, pourtant à la tête de dons, legs et héritages. Rien que l’héritage (contesté) des Lambert rapportera en avoirs financiers et bancaires 30 millions de francs. Héritage donné pour "la cause" mais qui reste au nom de la famille… D’après Pierrette Le Pen, la mère, une fondation est réalisée, en liquide déposé à l’Union des Banques Suisses et à la banque Darier, 3 milliards d’anciens francs non déclarés au fisc. On notera plusieurs procédures de 1970 à 1980 qui vaudront à J.M. Le Pen des redressements pour un total de 762 000€.
La mère se lâche : "pour lui, (le père de sa fille), les arabes sont des ’crouilles’ (…) mes filles, elles ont été élevées comme ça. Elles disaient de quelqu’un qui avait une tête de ’youbac’, de ’youpin’, "Tonton Dolphy [Adolph Hitler, NDA] n’en n’a pas fait assez".
AMIS DE LA FAMILLE ET COLLABORATEURS DU PÈRE LA MORALE ET DU "TOUS POURRIS"
Léon Gautier, ancien de la Waffen SS, chroniqueur de Radio Vichy, fondateur de la Milice. Le Waffen SS Franz Schönhuber, auteur de "Le Pen, le Rebelle". André Dufraisse, engagé sur le front sous l’uniforme allemand, appelé Tonton Panzer et sa compagne Martine Lehideux, nièce du ministre de l’Industrie de Pétain et dirigeante du FN. Pierre Bousquet, premier trésorier du FN, Victor Barthélémy, secrétaire de Jacques Doriot, secrétaire général du FN, Paul Malaguy auxiliaire de la Gestapo, conseiller régional FN. Pour le père de sa fille "l’occupation allemande n’a pas été particulièrement inhumaine, même s’il y a eu des bavures." Ce féru d’histoire de la Seconde Guerre mondiale ne connaît pas l’existence des chambres à gaz et doute de leur existence, puisqu’il n’est pas allé vérifier lui-même "ce point de détail" ? Pourtant il admire, Jeanne d’Arc, l’a-t-il rencontrée ? Associé à 50 % avec Patrick Bourson, braqueur devenu viticulteur (Champagne François Daumale) chiffre d’affaires 3 798 137€, il oublie cette mention dans sa fiche de député européen, alors qu’il peut être amené à voter des lois sur la viticulture, d’où conflit d’intérêts.
Ami de Jirinovski, leader ultranationaliste russe, ami de l’Iran, comme sa fille, tous deux favorables à l’arme nucléaire pour l’Iran. Le père soutien Saddam Hussein, la fille Gbagbo, le père exhibe des photos de lui et Hassan II, Mobutu, Omar Bongo, et Houphouët-Boigny. Elle vante les mérites de Ben Ali. La fille admire Vladimir Poutine. Eric Zemmour fréquente le père et la fille. Elle fréquente des négationnistes, des antisémites, des nostalgiques du national-socialisme et du fascisme. Sa stratégie consiste à fréquenter des gens suffisamment haut placés dans les assemblées pour être, malgré leurs idées radicales, institutionnalisés.
L’ENTREPRISE FAMILIALE NE CONNAÎT PAS LA CRISE
Études de droit, avocate au cabinet de G. P. Wagner, avocat de l’extrême droite, ami du père, elle s’occupe des dossiers du FN, puis s’installe au siège du FN. En 95 elle gagne déjà 30 000frs par mois pour un 2/3 temps. Deux mariages, avec des cadres du FN, rencontre avec le compagnon actuel, lui aussi salarié du FN, au stand de tir, lieu de défoulement. Pour Lorrain de St-Affrique, ayant quitté le FN : "Le Front, c’est une contre société, tout le monde couche avec tout le monde."
2005, la fille à son père entre en politique et veut dédiaboliser le parti. Ni de droite, ni de gauche, donc… de nulle part ! Stratégie : la fille sympa, femme active, mère de famille, et que je me relooke en madame tout le monde, cheveux décoiffés et pince en plastoc.
Élue, elle perçoit par deux fois l’argent du contribuable : une fois grâce à ses mandats électoraux, et la deuxième, grâce au financement du parti par l’État, donc le contribuable 1 puisque le parti lui verse ses modestes salaires d’avocate du FN. Idem pour tous les membres de la famille, compagnons, maris, nièces etc. tous salariés du FN. Le père pousse même Jany, la belle mère qui n’y comprend rien en politique mais pourrait faire l’affaire quand papa est condamné et perd son éligibilité (affaire de Mantes la Jolie au cours de laquelle le père de sa fille agressait violemment, verbalement et physiquement, une élue.) En 1998, dans VSD, on lisait que le clan coûtait déjà au parti 2 159 000 francs par an.
À partir de 1988, le législateur a adopté de nombreuses dispositions en matière de financement de la vie politique et des campagnes électorales, destinées à en assurer la transparence. Les partis politiques reçoivent une aide de l’État, qui constitue désormais leur principale source de financement et dépend de leurs résultats aux élections. En contrepartie, les dons des autres personnes morales sont interdits.
"MARINE LE PEN, L’ASSISTÉE COMPLÈTE"
Jean-Claude Martinez, candidat aux européennes de par ses états de faits, mais renié, puisque les places sont réservées aux membres de la famille, et enfin exclus du FN dit des Le Pen : "Ils n’ont jamais travaillé. Ils n’ont rien ramené au PIB, moins qu’un immigré. Marine Le Pen, c’est l’assistée complète. Elle est paresseuse, fainéante, incapable… c’est Ceccaldi qui faisait l’essentiel du travail, et nous, on payait." "Le baby-sitting, c’est le parlement européen qui le lui a payé, avec mes indemnités ! Ils m’ont fait engager Huguette Fatna, la marraine des enfants comme assistante parlementaire. (…) elle passait son temps à garder les enfants de Marine !"
Élue européenne, elle préfère évidemment lâcher son mandat de conseillère municipale à Hénin Beaumont plutôt que celui de conseiller régional dans le cadre de la loi sur le cumul des mandats. Parmi les députés les moins assidus : 724ème sur 736. Présente à 58 % des séances au parlement européen entre 2004 et 2009, à moins de 50, on perd ses indemnités. La fille de son père ne daigne non plus fournir les détails de sa déclaration de revenus et de frais que tout élu européen se doit de donner.
Dernièrement, elle déclarait à l’Express : ’Je ne fais pas de la politique pour gagner du pognon.’... La famille et l’entreprise ne connaissent pas la crise !
Ceci est une compilation d’informations publiées dans "Marine Le Pen démasquée", toutes les références y sont citées.


