La polémique à propos du campement de la famille De Colombi à Tessan.
Comment soutenir cette famille en difficulté ?
Une histoire ancienne...
Voici un dossier qui ne date pas d’hier puisque la famille De Colombi a vécu dans le pays viganais depuis de très nombreuses années, installée selon les époques, sur différents sites dans des caravanes. Leurs enfants ont été scolarisés et les viganais de souche ne les considèrent pas comme « gens du voyage » mais comme « étant du pays » même si une certaine hypocrisie reste perceptible, les gitans n’étant pas aimés et acceptés par tous. Quelques familles ont été installées en HLM à leur demande. Une dizaine de personnes souhaitant continuer à vivre selon leur culture traditionnelle, c’est-à-dire en caravane.
The big one (crue de l’Arre) peut-être demain ?
Tout le monde s’accorde à dire que ce campement ne peut perdurer sur le site de Tessan situé en bord de rivière et donc en zone inondable. Il existe un danger réel en cas de crue subite d’avoir à déplorer des victimes comme cela s’est d’ailleurs produit dans des configurations similaires en d’autres lieux.
Miassole
Cette situation a perduré malgré la volonté des municipalités précédentes de trouver une solution, c’est-à-dire un lieu de stationnement pour la famille. Les communes périphériques sollicitées déclinèrent, il faut le dire, les propositions d’installation concernant leur territoire. Finalement le site de Miassole sur l’ancienne voie ferrée fut retenu mais se révéla vite impraticable pour différentes raisons (accès-canicule-sécurité) aux familles qui retournèrent alors s’installer à Tessan. (Coût de l’opération 130 000 €).
Un arrêté d’expulsion
Le problème persiste donc pour la municipalité qui doit trouver une solution car étant la première en responsabilité de la sécurité des personnes. En automne 2010, le maire prit un arrêté concernant le stationnement illégal et la nécessité de quitter les lieux. Il se mettait de la sorte en conformité avec la loi, le problème relevant alors des services de la sous/préfecture. (Pour mémoire la ville du Vigan n’est pas soumise à l’obligation de disposer d’une aire d’accueil pour les gens du voyage).
Cet arrêté, sans doute mal étayé par une communication un peu déficitaire, provoqua une levée de boucliers parmi les associations de gauche, humanitaires ou citoyennes. Il intervenait, il est vrai, au moment où un certain Brice Hortefeux, ministre UMP de l’intérieur s’en prenait, avec renfort de CRS ou de « mobiles » aux campements de Rom illégaux sur le territoire national. La dérive sécuritaire et le flirt xénophobe du pouvoir en France, résultante d’un exécutif obsédé par les scores du FN, s’invita dans le débat viganais autour des De Colombi. Un collectif de soutien récolta plus de mille signatures en faveur d’une solution durable pour cette grande famille.
Pourtant, et même si l’arrêté menaçait l’existence du camp des gitans, l’expulsion n’a été envisagée par… personne. Cela a plutôt déclenché l’action des services du Conseil général, de la préfecture et des bailleurs sociaux qui ont été mis au pied du mur sur ce dossier qui trainait depuis des décennies sans aucun traitement social.
L’avenir dira, à échéance d’une ou deux années, si la république a fait son travail et si les moyens nécessaires ont été mis en œuvre pour y parvenir. Différentes déclarations émanant soit de la mairie (motion), soit de la sous/préfecture ont confirmé la volonté de la collectivité et de l’état de ne pas exécuter l’arrêté en attendant qu’une solution émerge correspondant aux souhaits des familles ce qui de fait, désamorcerait en même temps la polémique engagée.
Échéance quand tu nous tiens !
Mais la démocratie, qui, comme on le sait assoit sa légitimité sur les nombreuses échéances électorales instituées, et en l’occurrence par celles des élections cantonales partielles de mars 2011, investi également ce dossier du fait de sa résonance politique importante.
Les De Colombi peuvent devenir de ce fait un enjeu et auront à rester vigilants et à faire la différence entre leurs soutiens sincères et désintéressés et une possible, mais non souhaitable, instrumentalisation politique (d’inspiration de droite ou de gauche confondues) et un amalgame avec la situation des sans-papier roumains en France. Ils risqueraient alors d’être pris en otages entre « antis » et « pros » ce qui ne ferait probablement rien de plus pour solutionner leur problème.
Trouver le terrain had hoc
Plus terre à terre serait la recherche par tous ceux qui désirent les aider réellement d’un site, hors zone inondable et viabilisable susceptible de les accueillir. Il s’agirait de réaliser un « terrain familial » adapté avec sanitaire et suffisamment d’espace pour quelques caravanes. Les De Colombi souhaitent qu’on leur propose un tel site pour l’occupation duquel ils acquitteraient un loyer. Leurs activités de ferraillage seraient délocalisées (un mot à la mode) sur un autre site, distinct de leur résidence.
Toute personne, association ou collectivité susceptibles de proposer un site répondant à ces critères aura fait beaucoup pour une solution sociale au problème de la famille De Colombi.

grand pierre
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Forum
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La polémique à propos du campement de la famille De Colombi à Tessan.7 février 2011, par rendons à César ....
Les De Colombi demandent depuis des années, non une aire d’accueil, mais un terrain familial, contre paiement de loyers et charges.
Le terrain familial
« Le terrain familial est l’une des réponses données aux gens du voyage qui souhaitent se sédentariser, mais repoussent le mode de vie traditionnel. Ils préfèrent s’installer de façon durable avec leurs caravanes en louant un terrain aménagé. Au même titre qu’une collectivité peut construire des habitats sociaux, elle a aussi le loisir de proposer à la location de telles parcelles de terrains aménagés. Des communes ont réalisé ce qui ressemble à un lotissement avec plusieurs terrains équipés d’un bâtiment léger (sanitaires, etc.) et d’un emplacement pour caravane. L’Etat participe à l’aménagement de ces terrains, s’ils respectent les autorisations d’urbanisme » extrait Midi Libre 23 décembre 2010.
La circulaire du 5 juillet 2001 stipule que « les gens du voyage n’étant pas un groupe homogène, l’habitat doit leur être adapté (…) en tenant compte des fondements culturels, professionnels et familiaux ».
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La polémique à propos du campement de la famille De Colombi à Tessan.7 février 2011, par rendons à César ....
Les choses sont légèrement inversée dans ton explication, lorsque tu écris :
"Cela a plutôt déclenché l’action des services du Conseil général, de la préfecture et des bailleurs sociaux" . Alors rendons à César ce qui appartient à César.
Paru dans la Voix au Chapitre :
" Le 14 janvier, le collectif de soutien, dont fait partie PARDI, était invité par Mme la Sous-préfète pour faire le point. Cet entretien fut très positif. Dès sa nomination au Vigan, Mme la Sous-préfète s’est emparée de ce dossier pour en faire une priorité. Elle a provoqué rapidement deux réunions auxquelles étaient convoquées les Autorités : le Maire, la Gendarmerie et les Pompiers. Mme Ellul tient à régler ce dossier le plus humainement possible. Elle nous apprend que, contrairement aux années 1990, lors du mandat de Maïthé Delaby, mentionné ci-dessus, les moyens actuels et l’évolution des règlementations permettront une recherche de fonciers beaucoup plus efficace et fructueuse."
Elle a aussi répété sa volonté de travailler en partenariat avec la mairie, évidemment.
Les De Colombi déplorent le déficit de communication de la mairie. Les choses auraient pu être totalement différentes si Mr le Maire était venu lui-même sur le terrain expliquer les démarches entreprises par la Sous-préfecture en partenariat avec la Mairie, le Conseil général et la DTM.
Imaginez la réaction de familles qui se voient remettre un tel arrêté par la Police municipale, voient débarquer la Gendarmerie les jours suivants, puis le Conseil général sans une seule explication. Nous sommes au Vigan, pas à Paris ou à Marseille... Bien sur ils ont pris peur ! et pas qu’eux.
Dans d’autres circonstances, électorales, ou pour le maintien d’une classe dans une école, les élus connaissent Tessan et les De Colombi et là ils savent communiquer...
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La polémique à propos du campement de la famille De Colombi à Tessan.6 février 2011, par Philippe Labrosse
Le mot récupération ne me semble pas très approprié. Qui aurait intérêt à profiter de ce qui pourrait se transformer en drame humain ? D’autant que je ne vois pas bien ce que cela pourrait apporter en terme de voix, à qui que ce soit.


