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Notre vieille terre : Un compost de qualité paléontologique !

samedi 9 janvier 2010, par grand-Pierre

Sous nos pieds, des millions, peut être des milliards d’espèces, qui ont disparu à jamais.

Une évolution en perpétuelle activité

Actuellement les espèces vivantes sont évaluées entre 5 et 30 millions sur la planète, mais seulement 1,5 à 1,8 million d’espèces ont été Darwindécrites scientifiquement, ce qui représente quand même une sacrée biodiversité (et un sacré boulot) ! Les humains ne disposant pour eux même que d’une seule et même espèce indépendamment de toute identité nationale !

Mais durant plus de 3 milliards d’années d’évolution, environ 99% des espèces ont disparu. Autrement dit à l’échelle des temps géologiques, la disparition des espèces peut être considérée comme un phénomène naturel et nécessaire à l’évolution.

Quelle qu’en soit la cause, à long terme, pratiquement chaque espèce, comme chaque vie, est vouée à disparaitre. Et, parce que l’extinction des espèces fait partie du processus d’évolution biologique, des millions de générations de plantes et d’animaux ont fabriqué la biodiversité que nous observons encore aujourd’hui. [1]

Une histoire d’épaisseur

La richesse vivante est donc issue du vieux terreau multi-millénaire que nous foulons ingénument sous nos pieds tous les jours sans penser que ce compost, trituré par des générations de lombrics laborieux, figure "l’au-delà". Au-delà que nos prêtres nous avaient plutôt appris à concevoir dans les nues... Mais les scientifiques rectifieront en remplaçant "au-delà" par "en arrière" d’un point de vue strictement évolutionniste.

Comme les cernes de croissance des arbres et leur cambium périphérique, notre planète accumule les strates d’une vie centrifuge comprise entre croûte terrestre et atmosphère. Mince, si mince lamelle de vie et de mort coincée entre le minéral et le sidéral et dont les cosmonautes ont ressenti l’extraordinaire fragilité au point de se regrouper en une association des explorateurs de l’espace pour partager leur inquiétude avec les humains d’en bas ! Europe vue de nuit

Des frontières étroites

Une vue satellite de l’Europe observée de nuit nous éclaire sur l’impact de la communauté humaine sur cette lamelle de vie.

La strate atmosphérique, elle et ses cumulus peuplés d’anges, à la fois tampon et réserve d’oxygène et de CO² n’est pas plus épaisse que le papier pelure enveloppant quelquefois les oranges (Si l’on veut considérer les choses à cette échelle). Sans elle, à nous les rayons ultra-violet biocides, la fournaise et le zéro absolu ; l’asphyxie et la sècheresse.

L’au-delà et l’en arrière, le ciel et la terre, nous maintiennent donc entre d’étroites frontières et notre pays, notre véritable pays, la surface terrestre, n’est sans doute qu’une chimère issue des servitudes hasardeuses de l’univers.

On va se faire éteindre ?

épaisse comme une feuille de papier Y pouvons-nous comprendre quelque chose nous, humains vivant de nos jours et peut être espèce définitivement éteinte demain ? Cèderons-nous la place à un scénario nouveau et différent, à l’apparition d’êtres monocellulaires et résistants perpétuant l’évolution biologique sans nous ? Personne ne peut affirmer le contraire.
Aucune espèce terrestre (du moins à ce que l’on sait) n’a impacté à ce point l’environnement et surtout... En si peu de temps. Gaîa, notre terre, nous supportera-t-elle encore longtemps ? La voici, elle comme bien d’autres, avec un sarcome, de complexion humaine cette fois, investissant insidieusement ses vieux tissus. Prenons garde qu’elle ne change bientôt de garde-robe (même si sur le tableau ci-dessous elle s’habille d’un rien).

Et alors elle dira , sensible comme il se doit aux conseils environnementaux pour les économies d’énergie : "N’oubliez pas d’éteindre l’espèce humaine en partant".

Gaïa vue par Elsie Russell.


La déesse de la terre, notre mère à tous, se dresse sur sa planète qui est bercée par le dragon à trois têtes de l’énergie universelle. Elle donne à Pan, dieu de la nature sauvage, le mystérieux secret de la musique qui est symbolisée par les roseaux derrière lui et dont il façonne la flûte de pan, sa sonorité envoûtante résonnant à travers le monde sauvage. Également le maître du monde sauvage et messager musical pour Gaia est Jimi Hendrix, montré ici dans "exaltation". Derrière lui, le garde de la reine est l’Homme Vert - anciennes divinité d’Europe de la forêt vierge. Son œil menaçant prévient l’humanité des conséquences terribles qui vont s’abattre sur notre monde si nous ne le respectons pas lui et la végétation de la planète. A droite de Gaia, la déesse crétoise Snake - déesse de la force de vie - le Zoé de La Grèce antique, le Tao de la Chine, le Kundalini Yoga (puissance serpent de l’Inde). Elle détient et hypnotise les pouvoirs gauche et à droite de l’énergie - le cerveau droit / cerveau gauche, féminin / masculin, nuit / jour - le maintien de l’équilibre nécessaire à la croissance. Également sur scène est le dieu premier et dernier, Dionysos, dieu de l’ivresse, du chaos, de l’extase mais aussi de liberté et de spontanéité. [Gaïa retable - huile sur toile - 1992 - Elsie Russell]


[1Citation : Cité des Sciences

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